Le préfet Sylac Marie Mvogo serait accusé d’être en mission pour déstabiliser la paix et la cohésion sociale si chères au président Biya
C’est en réalité un appel lancé à l’endroit du chef de l’État, un cri de cœur des populations de Douala contre le préfet du département du Wouri. Depuis sa nomination dans la région du Littoral, plus précisément à Douala comme préfet du Wouri, cet administrateur civil hors échelle, Sylac Marie Mvogo est devenu une véritable menace pour la paix, d la stabilité et la cohésion sociale dans cette ville très sensible sur la question de sécurité. À moins de deux ans, il aurait déjà attribué près de 23 hectares de terrain dans cette ville au marché de la gare.
Voilà monsieur le président de la République ce qui peut expliquer le fait qu’il se retrouve au Tribunal avec ses administrés, et impliqué dans plusieurs litiges fonciers. Les populations, les chefs traditionnels et autres en ont ras-le-bol de son mépris, son insubordination, et son zèle parce que dit-on, il serait protegé au haut niveau du gouvernement.
Monsieur le président de la République, vos électeurs demandent de trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard. Car la paix et sérénité ne tiennent qu’à un fil dans une ville comme Douala où il suffit juste d’un étincelle pour qu’elle s’embrase. Dans le littige foncier du marché de la gare avec la mairie de Douala 2, Sylac Marie Mvogo aurait été au centre des tractations qui l’on conduit à la rétrocession de 23 hectares en 48 heures aux particuliers. Il nous souvient que certains marchés avaient été rétrocéder aux maires du Wouri par le gouverneur Okalia Bilaï, à l’époque préfet du Wouri, le Dr Fritz Ntone Ntone étant délégué communauté urbaine Douala. Ça fait plus de 15 ans aujourd’hui. Le Wouri a vu trois préfets passés. Mais il a fallu être Sylac Marie Mvogo pour brader les terrains des marchés. C’est dire que ses prédécesseurs n’avaient pas un goût prononcé pour l’argent. C’est toujours lui au cœur du désordre foncier à Japoma. Il a fallu batailler fort pour le marché de la gare soit construit. Aujourd’hui c’est le marché des femmes, mais qui serait vendu par le préfet.
Hervé Villars Kibong
PDG du Groupe Médias Flèche D’Afrique et Regards Sur le Monde TV (RSM TV)

