Yaoundé et le Système des Nations Unies ont scellé, ce 30 octobre 2026, un cadre de coopération pour le développement durable couvrant la période 2027-2031, articulé autour de trois axes prioritaires et aligné sur la Vision 2035 du Cameroun.
Le gouvernement du Cameroun et le Système des Nations Unies ont procédé, ce 30 octobre 2026 à Yaoundé, à la signature du Cadre de coopération pour le développement durable 2027-2031. Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, a représenté l’État camerounais, tandis que Issa Sanogo, Coordonnateur du Système des Nations Unies au Cameroun, signait pour l’organisation internationale.
Un engagement renouvelé au service de l’émergence à l’horizon 2035
« En ce jour qui consacre la signature du nouveau cadre de partenariat avec le Système des Nations Unies, nous vivons un engagement renouvelé, une volonté accrue de soutenir notre pays le Cameroun dans ses efforts de développement vers l’émergence à l’horizon 2035 », a déclaré Alamine Ousmane Mey à l’issue de la cérémonie.
Le nouveau cadre s’inscrit d’abord dans les stratégies nationales de développement du Cameroun. Il tient également compte des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies ainsi que de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. « C’est une volonté de mettre ensemble de manière cohérente les actions qui visent à promouvoir l’atteinte des objectifs de développement », a souligné le ministre.
Trois axes prioritaires en cohérence avec les stratégies nationales
Le partenariat s’articule autour de trois principaux axes, en étroite cohérence avec les stratégies nationales de développement : le capital humain, la transformation structurelle, et la gouvernance et la décentralisation. « Cet effort vise à mettre ensemble des forces qui, si elles étaient éparpillées, n’auraient pas obtenu le meilleur résultat possible et surtout au bénéfice des populations qui sont les cibles ultimes », a expliqué M. Mey.
Le ministre a par ailleurs salué « la disponibilité des partenaires du Système des Nations Unies à travailler en totale synergie », dans l’optique d’atteindre « des résultats tangibles au bénéfice des populations » et de mobiliser « de manière soutenue les ressources financières nécessaires ».
Un message fort aux partenaires techniques et financiers
Au-delà de la relation bilatérale avec les Nations Unies, la signature de ce cadre constitue « un message fort à l’endroit de l’ensemble des partenaires techniques et financiers au développement » : celui de « mettre ensemble leurs efforts et de construire sur l’additionnalité, la complémentarité », en cohérence avec les politiques publiques nationales et une volonté d’atteinte de résultats tangibles.
Le document vise également à renforcer les institutions, la gouvernance et le partenariat, afin que les parties partagent « une même compréhension », « une même feuille de route » et garantissent « l’exécution cohérente, concertée des activités » inscrites dans ce cadre couvrant la période 2027-2031.
Continuité, renforcement et rupture ciblée
Le ministre a précisé la philosophie du nouveau cadre : il s’inscrit « dans certains pans dans la continuité », vise « dans certains autres pans le renforcement » des piliers existants et, pour d’autres considérations, appelle « à aller vers une rupture de ce qui ne se passe pas bien pour adopter des attitudes, des démarches, des politiques, des approches qui soient satisfaisantes pour les populations bénéficiaires ».
Jeunesse, genre et multilatéralisme au cœur des priorités
Alamine Ousmane Mey a insisté sur la dimension politique du partenariat, qui intègre « cette volonté du président de la République au niveau national, à savoir promouvoir la jeunesse, le genre féminin », et, au niveau international, « consolider notre participation au multilatéralisme ». Cette orientation rejoint l’Objectif de développement durable n° 17 des Nations Unies, consacré aux partenariats.
« Que le Cameroun continue à faire face aux défis de développement, continue à faire face aux défis climatiques, continue à faire face à l’amélioration des conditions de vie des populations avec un partenariat fécond, avec un partenariat ouvert, transparent, responsable, avec bien entendu une volonté de redevabilité dans la perspective d’une utilisation efficace des ressources », a-t-il souhaité.
« L’émergence est une destination réaliste, réalisable »
Le ministre a conclu son propos par une formule volontariste : « Quand on l’aura fait, on serait à même de dire : l’émergence est une destination réaliste, réalisable. Quand on l’aura fait, laisser personne de côté sera une réalité. Quand on l’aura fait ensemble, on verra que c’est l’union qui fait la force. »
Avec ce nouveau cadre de coopération, Yaoundé et le Système des Nations Unies entendent ainsi conjuguer leurs efforts pour accélérer la mise en œuvre des ODD au Cameroun et soutenir la trajectoire du pays vers l’émergence à l’horizon 2035.

