SOCIETE

Cameroun : Le ministre des Travaux publics passe en revue 2 500 km de routes stratégiques

Written by Annette Olinga

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé ce vendredi une session d’examen des projets routiers à financements conjoints. Au cœur des discussions : un portefeuille de 18 projets actifs, représentant un linéaire total de 2 509,2 kilomètres de routes et de ponts, dont une majorité se situe dans des zones confrontées à d’importants défis sécuritaires.

Cette revue de fin d’année, qui précède une seconde session du 16 au 18 décembre consacrée aux projets financés par le budget national, vise un triple objectif : évaluer les performances de l’année 2025, identifier et lever les goulots d’étranglement sur le terrain, et préparer la programmation opérationnelle pour 2026.

Un portefeuille colossal dans un contexte exigeant

L’enjeu est de taille. L’enveloppe financière mobilisée pour ces infrastructures se chiffre en centaines de milliards de FCFA, grâce au soutien de partenaires techniques et financiers de premier plan comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne et la JICA.

Parmi les chantiers phares examinés figurent :

  • La reconstruction des axes Ngaoundéré-Garoua et Maroua-Moutourwa.
  • Les travaux sur l’itinéraire Mora-Dabanga-Kousséri.
  • La construction de la Ring Road et de la route Bogo-Pouss.
  • Le projet Kumba-Mamfé et le pont sur le Logone.
  • Les différentes phases du Programme d’Appui au Secteur des Transports (PAST I à IV).

Un défi majeur persiste : douze de ces dix-huit projets sont exécutés dans des régies à fort risque sécuritaire, ce qui complexifie leur mise en œuvre et exige un suivi rigoureux ainsi qu’une sélection pointue des entreprises.

Bilan d’étape et perspectives pour 2026

Le bilan à mi-parcours fait état de 1 233,78 km déjà réalisés. L’objectif immédiat est d’achever 83,39 km supplémentaires d’ici la fin de l’exercice 2025. Plus de 1 265 km de travaux se poursuivront donc au-delà de l’année prochaine.

« Cette session doit nous permettre d’évaluer les performances, d’identifier les difficultés opérationnelles et de définir les orientations pour accélérer les prestations en cours », a souligné le ministre Nganou Djoumessi. L’accent est mis sur l’actualisation des chronogrammes et le renforcement de la coordination entre tous les acteurs, afin d’assurer une mobilité améliorée pour les usagers.

Vers une consolidation technique pour l’an prochain

Au-delà du suivi, les travaux de cette session technique visent à consolider les bases des interventions planifiées pour 2026. Il s’agit d’optimiser la gestion de ces investissements structurants, cruciaux pour le désenclavement des régions, la fluidité du transport des personnes et des marchandises, et le développement socio-économique du Cameroun.

La prochaine série de réunions, prévue du 16 au 18 décembre, se concentrera sur les projets financés sur le Budget d’Investissement Public (BIP), avec la même rigueur analytique, démontrant la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la matérialisation du vaste programme de construction et de réhabilitation du réseau routier national.

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