Les élections des conseillers régionaux se sont tenues ce dimanche 30 novembre dans l’ensemble des dix régions du Cameroun. Peu après la fermeture des bureaux de vote, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a salué lors d’un point de presse, le bon déroulement de cette « étape importante » du processus de décentralisation, intervenue quelques semaines seulement après la réélection du président Paul Biya.
Lors d’un point presse tenu à Yaoundé, le ministre a dressé un bilan largement positif de cette journée électorale. « C’est un grand défi relevé avec succès », a déclaré Paul Atanga Nji, félicitant l’organe électoral, Élections Cameroon (Elecam), pour l’organisation du scrutin. Il a souligné l’absence d’incidents majeurs, malgré le contexte sécuritaire dans certaines zones, et la disponibilité du matériel électoral sur l’ensemble du territoire.
Ce scrutin, convoqué par décret présidentiel, a mobilisé un collège électoral spécifique, composé de 9 676 conseillers municipaux et de 15 580 chefs traditionnels. Ces grands électeurs se sont rendus aux urnes dans 207 bureaux de vote ouverts de 8h à 18h, avec pour mission d’élire 900 conseillers régionaux, soit 90 par région.
Pour le ministre, cette consultation, qui suit de près la présidentielle, témoigne de « la vitalité de la démocratie camerounaise » et constitue une affirmation de « la souveraineté du peuple » dans le cadre de l’approfondissement de la décentralisation. « Après une campagne satisfaisante, le peuple a une fois de plus montré son attachement aux institutions de la République », a-t-il ajouté.
Avec la phase de vote désormais achevée, les opérations de dépouillement et de centralisation des procès-verbaux ont débuté. Le MINAT a rappelé que la proclamation des résultats définitifs se ferait dans le strict respect du code électoral par les institutions compétentes.
Selon les analyses politiques, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, est largement favori pour remporter la majorité des sièges dans les différents conseils régionaux, consolidant ainsi son ancrage local à la suite de la victoire présidentielle d’octobre.
Cette élection régionale pacifique est perçue par le gouvernement comme une preuve supplémentaire de la stabilité et de la maturité du processus démocratique camerounais, achevant ainsi un cycle électoral national dense.

