Le 15 janvier 2026, une étape historique a été franchie à Yaoundé pour la reconnaissance et l’avenir des soldats camerounais. Le Ministère de la Défense (MINDEF) et le Fonds National de l’Emploi (FNE) ont signé une convention de collaboration visant à offrir une seconde vie professionnelle aux anciens combattants et aux victimes de guerre.
Une synergie institutionnelle au sommet
La cérémonie, empreinte de solennité, a été présidée par le Ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, et le Directeur Général du FNE, Camille Mouthe à Bidias. Le haut commandement militaire était largement représenté, notamment par le Secrétaire d’État à la Défense chargé des anciens combattants, Koumpa Issa, le Secrétaire Général à la Gendarmerie, Galax Etoga, ainsi que plusieurs généraux de l’armée.
Ce partenariat répond à une directive claire du Chef de l’État, Paul Biya : faire de la réinsertion sociale un pilier de la consolidation de la paix.
Transformer le “savoir-faire” militaire en opportunités civiles
L’objectif de cette convention est de fournir une base structurelle d’accompagnement allant de la formation au financement de projets. Pour le Ministre Joseph Beti Assomo, cet accord s’inscrit dans une vision de “sécurité globale”. En prévenant la vulnérabilité économique de ceux qui ont porté les armes, l’État renforce la cohésion nationale.
« Le FNE joue un rôle essentiel dans la promotion de l’auto-emploi… Ce partenariat produira des résultats concrets au service de la stabilité et de la paix », a déclaré le MINDEF.
De son côté, Camille Mouthe à Bidias a souligné que le sacrifice de ces hommes ne doit pas mener à l’oubli. Il a rappelé que ces anciens soldats possèdent un « génie » et des compétences techniques précieuses qui peuvent encore servir le développement du pays.
Les 4 piliers du FNE au service des anciens combattants
Créé en 1990, le FNE déploiera son expertise à travers ses quatre axes majeurs pour garantir le succès de ce programme de réinsertion :
- L’intermédiation : Connecter les anciens combattants avec les entreprises qui recherchent leurs profils spécifiques.
- La formation professionnelle : Adapter les compétences militaires aux besoins du marché civil.
- L’auto-emploi : Soutenir la création d’entreprises et de micro-activités pour les anciens combattants.
- L’information : Assurer un suivi rigoureux par le traitement et la diffusion des données sur l’emploi.
Un enjeu de sécurité nationale
Plus qu’un simple accord administratif, cette convention est un message fort envoyé aux forces de défense : la Nation reste reconnaissante envers ceux qui assurent sa sécurité, même après qu’ils ont quitté le service actif. En transformant les victimes de guerre en acteurs économiques, le Cameroun renforce son socle social et assure une stabilité durable.

