Le Conseil électoral d’Elections Cameroun (ELECAM) a tenu sa cinquième session plénière à Yaoundé ce 26 août 2025, en vue de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre. Le président du conseil électoral, Enow Abrams Egbe, a souligné l’importance de cette réunion statutaire, rappelant que l’organisme est tenu de se réunir toutes les deux semaines durant cette période cruciale, conformément au Code électoral.

Un plan d’action clair pour des élections transparentes
Le cœur des discussions a été l’évaluation d’un rapport de la Direction générale des élections sur l’état de préparation du scrutin. Ce document, jugé essentiel par le président Egbe, permet de faire le point sur les progrès réalisés et de planifier les prochaines étapes.
Deux points majeurs ont été abordés :
- Missions de terrain : Le Conseil a validé l’envoi de ses membres dans les antennes régionales pour des vérifications de proximité et des contrôles du matériel électoral. L’objectif est de s’assurer que tout est en place et de prendre le pouls du climat sociopolitique sur le terrain.
- Mission auprès de la diaspora : Une mission spécifique a été planifiée pour les Missions Diplomatiques et les Postes Consulaires du Cameroun à l’étranger. Cette démarche vise à garantir que les Camerounais résidant à l’étranger puissent exercer leur droit de vote, réaffirmant ainsi le caractère inclusif du processus électoral. Pour le président du conseil électoral, cette mission est “un message abondant d’unité, d’appartenance républicaine et de cohésion nationale.”
Concertation nationale pour la paix et la cohésion
En plus de ces missions de contrôle, ELECAM a annoncé l’organisation imminente de la huitième Concertation Nationale. Cet événement, qui rassemblera les partis politiques, la société civile, les médias et les autorités, aura pour thème : “Présidentielle 2025 : dialogue inclusif pour une participation citoyenne, une élection transparente et apaisée.“
Face aux défis sécuritaires et à la désinformation, cette concertation a pour ambition de sensibiliser les acteurs du processus, de promouvoir la paix et de prévenir les discours de haine.
Le président Egbe a conclu en insistant sur le fait que l’élection présidentielle est un moment de rassemblement et de communion, un “vecteur de paix et de cohésion sociale.” Il a réitéré sa conviction que le Cameroun restera uni et indivisible, avant, pendant et après l’élection du 12 octobre 2025.