POLITIQUE

Présidentielle 2025: Hiram lyodi annonce la Présentation de son programme dans les semaines à venir, fin de suspense pour un projet révolutionnaire

Written by Annette Olinga


Le paysage politique camerounais s’anime à l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Parmi les figures émergentes, Samuel Hiram Iyodi, candidat du Front des Démocrates Camerounais (FDC), se distingue par un discours résolument tourné vers le changement. Lors d’un récent think tank organisé à Yaoundé, il a esquissé les contours de sa vision pour le pays et a annoncé la présentation de son programme politique complet dans les semaines à venir.


Une nouvelle génération en quête de pouvoir
Samuel Hiram Iyodi incarne une nouvelle vague d’acteurs politiques qui bousculent les codes établis. Au cours de l’événement, il a martelé sa conviction que l’âge ne devrait pas être un frein à l’ambition. “Je refuse qu’il me soit opposé mon jeune âge pour prétendre à quoi que ce soit”, a-t-il déclaré, ajoutant que seule la pertinence des programmes devrait déterminer la légitimité des candidats. Cette prise de position s’inscrit dans un appel plus large à la rupture générationnelle et à l’émergence de nouveaux visages sur la scène politique.


Bien qu’il n’écarte pas la possibilité d’alliances, le candidat du FDC insiste sur le fait que la collaboration avec les “aînés” ne doit pas se faire au détriment des jeunes ambitions. Il a même laissé entendre que certains figures politiques plus expérimentées pourraient se rallier à sa cause dans un futur proche.


Une vision fédérale et une décentralisation fiscale
Interrogé sur la structure de l’État, Samuel Hiram Iyodi a clairement affirmé son attachement à un modèle fédéraliste. Cette position, souvent débattue au Cameroun, s’accompagne d’une proposition audacieuse de décentralisation fiscale. Pour revitaliser les collectivités locales, il préconise une nouvelle répartition des recettes fiscales :

  • 30% des impôts collectés reviendraient aux communes.
  • 30% iraient aux régions.
  • 40% seraient alloués à l’État central.

Cette proposition vise à donner plus d’autonomie financière aux administrations locales et à renforcer leur capacité à répondre aux besoins de leurs citoyens. Iyodi a également critiqué le rôle de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), qu’il accuse de former des “princes” plutôt que des “serviteurs”. Pour lui, la corruption qui en découle “permet aux plus médiocres de gérer les plus méritants”.


Sortir du passé pour construire l’avenir
L’une des propositions les plus marquantes de Samuel Hiram Iyodi concerne la réconciliation nationale et la réappropriation de l’histoire camerounaise. Face à la crise anglophone, il se donne 100 jours pour convaincre les groupes armés de déposer les armes, illustrant une approche pragmatique et directe du problème.


Il plaide également pour le rapatriement des restes du Président Ahmadou Ahidjo, une mesure qu’il estime essentielle pour unifier le pays et panser les blessures du passé. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de rendre hommage aux figures de l’indépendance, comme Félix Moumié et Ossendé Afana, qu’il propose d’honorer en créant des facultés à leurs noms. Pour Iyodi, il est primordial de “sortir du néoclassicisme” et de valoriser les héros nationaux, en les désignant comme des “combattants pour la liberté” plutôt que des “maquisards”.


Enfin, sa volonté d’instaurer le chant de l’hymne national chaque semaine dans tout le pays, y compris le couplet oublié, vise à réaffirmer la fierté nationale et à renforcer le sentiment d’appartenance.


L’économie et le sport au cœur du projet
Sur le plan économique, le candidat du FDC affiche une position tranchée concernant le franc CFA. Il a clairement exprimé son intention de dénoncer les accords de coopération monétaire avec la France et de privilégier un dialogue avec les chefs d’État de la CEMAC. Iyodi se montre particulièrement critique envers cette monnaie, qu’il qualifie de “coloniale”, et propose de renforcer la coopération monétaire avec le Nigeria, un géant économique et un voisin clé pour le Cameroun.


En matière de politique sportive, il souhaite rendre les fédérations autonomes et encourager le secteur privé à s’impliquer davantage. Pour cela, il propose des exonérations fiscales pour les entreprises qui financeraient le sport. Concernant le logement social, il dénonce le fait que ces programmes ne bénéficient pas aux plus démunis et promet de réformer le système pour que les logements profitent réellement à ceux pour qui ils sont destinés.


En somme, Samuel Hiram Iyodi se présente comme l’architecte d’un “nouveau Cameroun” qui se réapproprie son histoire, renforce sa souveraineté économique et donne une place à tous ses citoyens. La présentation de son programme dans les prochaines semaines sera l’occasion d’examiner en détail ces propositions ambitieuses qui pourraient redéfinir l’avenir politique du pays.

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