Maseru, Lesotho – Dans une dynamique historique pour la protection des droits de l’enfant en Afrique, le Réseau des institutions nationales africaines des Droits de l’homme (RINADH) et le Comité africain d’experts sur les Droits et le bien-être de l’enfant (CoAEDBEE) ont officiellement scellé leur partenariat par la signature d’un accord-cadre. La cérémonie s’est déroulée en marge de l’ouverture de la 47e session du CoAEDBEE, au Palais des congrès Manthabiseng de Maseru, au Lesotho.
L’accord a été paraphé par le Pr James MOUANGUE KOBILA, président du RINADH et président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC), et l’Honorable Sabrina GAHAR, présidente du CoAEDBEE. La cérémonie solennelle s’est déroulée sous la présidence de Sa Majesté Masennate MOHATO SEISO, reine du Royaume du Lesotho et épouse du roi LETSIE.
Trois objectifs majeurs pour l’enfance africaine
Le mémorandum d’entente (MoU) signé entre les deux institutions fixe trois objectifs fondamentaux, clairement énoncés dans son article premier :
· Intégrer les principes des Droits de l’enfant dans toutes les activités des institutions nationales des Droits de l’homme (INDH) ;
· Promouvoir la participation effective des enfants dans tous les processus pertinents les concernant ;
· Renforcer les mécanismes de redevabilité accessibles aux enfants.
Une coopération exemplaire saluée par toutes les parties
Pendant la cérémonie, le Dr Ayalew GETACHEW ASSEFA, secrétaire exécutif par intérim du CoAEDBEE, a rappelé avec enthousiasme que c’est précisément sous la présidence du Pr James MOUANGUE KOBILA que la CDHC s’est distinguée comme la première INDH affiliée au CoAEDBEE. Il a souligné que cette expérience faisait du président de la CDHC, également à la tête du RINADH, un artisan particulièrement bien placé pour signer et mettre en œuvre cet accord intra-africain.
La présidente du CoAEDBEE, l’Honorable Sabrina GAHAR, a pour sa part rendu un vibrant hommage à la coopération existante entre les deux instances. Elle a salué l’engagement constant du Pr James MOUANGUE KOBILA vis-à-vis du Comité, avant d’ajouter : « Je compte sur lui pour relancer les affiliations des INDH africaines auprès du mécanisme que je préside et pour que les abondantes activités du CoAEDBEE se traduisent en progrès immédiats pour les droits des enfants dans chaque pays africain, avec le concours des INDH. »
Mobilisation immédiate des INDH africaines
Prenant la parole à son tour, le président du RINADH a tenu à préciser qu’il n’avait pas attendu la signature de ce mémorandum pour déclencher la mobilisation des INDH. Il a ainsi rappelé la participation significative de ces institutions à la 47e session du CoAEDBEE, dans le prolongement de la XVe Conférence biennale du RINADH. Cette conférence avait précisément pour thème la promotion et la valorisation des instruments et mécanismes africains des droits de l’homme et des peuples, incluant la Charte africaine des Droits et du bien-être de l’enfant (ChADBEE) ainsi que la jurisprudence du CoAEDBEE.
Enfin, le Pr James MOUANGUE KOBILA a rassuré la présidente Sabrina GAHAR : il adressera prochainement des correspondances à toutes les INDH africaines non encore affiliées au CoAEDBEE, afin qu’elles transmettent leur dossier d’affiliation à Maseru avant la prochaine session de cet important mécanisme dédié aux droits des enfants, unanimement considérés comme l’avenir de l’Afrique.

