À l’issue d’une mission officielle de deux jours, la Directrice régionale de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour l’Afrique, Mme Fanfan Rwanyindo Kayirangwa, a ouvert la voie à un renforcement significatif de l’appui de l’institution en faveur de la création d’emplois décents au Cameroun. Cet engagement se concentre sur des résultats concrets, le dialogue social et des politiques inclusives, en phase avec les priorités nationales.
Au cœur des échanges avec les plus hautes autorités camerounaises et les partenaires sociaux, l’accent a été mis sur l’accompagnement du Programme spécial présidentiel pour l’emploi des jeunes et des femmes. L’OIT mettra à profit son expertise technique pour soutenir la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de ce plan stratégique, contribuant ainsi à améliorer durablement l’accès à l’emploi et les conditions de travail.
Une coopération scellée au plus haut niveau
Reçue par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, Mme Rwanyindo Kayirangwa a salué l’intérêt marqué des autorités pour un appui technique de l’OIT. « Le Cameroun peut compter sur l’Organisation internationale du Travail pour continuer à apporter son expertise et son appui technique à la réussite du Plan spécial du Chef de l’État pour l’emploi des jeunes et des femmes », a-t-elle déclaré. Les premières allocations et le cadre opérationnel de ce programme sont en cours de finalisation.
La Directrice régionale était accompagnée de Claude Yao Kouame, Directeur de l’Équipe d’appui technique au travail décent de l’OIT pour l’Afrique centrale et Directeur du Bureau pays pour le Cameroun, qui assurera le suivi des engagements pris.
Dialogue social et protection des travailleurs
Lors des rencontres avec le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, un accent particulier a été mis sur le renforcement du dialogue social, présenté comme un levier essentiel de stabilité et d’efficacité des politiques publiques. Les discussions ont également permis d’identifier des interventions ciblées pour accélérer l’impact des programmes existants, notamment dans les domaines de la protection des travailleurs, du respect des normes internationales du travail et de la promotion du tripartisme.
Jeunesse et formation professionnelle : des priorités partagées
Avec le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, les priorités liées à l’employabilité des jeunes ont été au cœur des échanges. L’OIT accompagnera le développement de dispositifs de formation professionnelle mieux adaptés aux besoins du marché du travail, tout en soutenant des approches innovantes pour faciliter l’insertion socio-professionnelle, y compris pour les jeunes sans formation.
Le tripartisme au service des résultats
Les consultations avec les organisations d’employeurs et de travailleurs ont réaffirmé l’importance du tripartisme, principe fondateur de l’OIT, qui associe gouvernements, employeurs et travailleurs dans l’élaboration des politiques de l’emploi. Cette approche sera essentielle pour relancer la dynamique du dialogue social bipartite et tripartite, garantir une mise en œuvre efficace des politiques d’emploi et renforcer la productivité des entreprises.
Une vision inclusive pour les plus vulnérables
Enfin, les échanges avec les institutions nationales et les agences des Nations Unies ont permis d’identifier des actions conjointes en faveur de l’inclusion des migrants et des personnes déplacées internes, de la création d’emplois pour la paix et la résilience, ainsi que de l’accompagnement des jeunes en situation de vulnérabilité.
En clôturant sa mission, Mme Rwanyindo Kayirangwa a réaffirmé l’engagement de l’OIT à soutenir le Cameroun dans la mise en œuvre de politiques inclusives et durables, au service de la justice sociale et du travail décent pour toutes et tous.

