Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, le Professeur FUH CALISTUS GENTRY, a reçu ce mardi 7 juillet 2026, une délégation d’investisseurs chinois emmenée par la société Hangzhou Xiaoshan International Visa Service Co., Ltd. Les échanges, tenus en présence de M. Raingou Ngouyap Herbert et M. Sadat Abdallah, ont porté sur les perspectives de modernisation du secteur géologique et minier camerounais, dans le strict respect du cadre juridique national.
Au cœur de la rencontre, l’expression d’un « vif intérêt » pour la coopération bilatérale dans le domaine extractif. Les représentants de la société chinoise, dont le siège est basé dans la province du Zhejiang, ont manifesté leur volonté d’investir dans trois axes majeurs : la modernisation des enquêtes géologiques au Cameroun, l’exploitation de ressources stratégiques (cuivre, or et minéraux critiques), ainsi que la fourniture d’équipements miniers et industriels de pointe.
Un rappel ferme du Code Minier en vigueur
Dès l’ouverture des discussions, le Pr FUH CALISTUS GENTRY a tenu à clarifier les règles du jeu. Il a insisté sur le « respect préalable des différentes procédures légales et réglementaires », conformément au Code Minier et à ses textes d’application. Cette mise au point visait à encadrer les ambitions des investisseurs tout en garantissant la souveraineté et la transparence des opérations.

Mine industrielle : La notion de « partenaire stratégique » décryptée
Abordant le secteur de la mine industrielle, le Ministre a rappelé les titres miniers requis : permis de recherche, permis de la petite mine et permis d’exploitation. Il a particulièrement insisté sur la condition de « partenaire stratégique ». Selon ses explications, seule l’entrée d’une société minière de renommée internationale dans le capital social d’une entreprise candidate est reconnue comme un accord contraignant par le Gouvernement et la Commission Interministérielle chargée de l’examen des titres miniers.
Artisanat minier : Des règles strictes pour l’or et les métaux
Dans le volet artisanat minier, le membre du Gouvernement a distingué deux types d’autorisations :
· L’autorisation d’exploitation artisanale stricte, délivrée par les Collectivités Territoriales Décentralisées, réservée exclusivement aux citoyens camerounais.
· L’autorisation d’exploitation artisanale semi-mécanisée, accordée aux sociétés de droit camerounais, avec une exigence impérative : les nationaux doivent détenir au moins 51 % du capital social.
Le Pr FUH CALISTUS Gentry a également précisé une orientation majeure : ce type d’autorisation est accepté uniquement pour les métaux précieux, en l’occurrence l’or, mais est formellement proscrit pour les métaux de base.
Un conseil stratégique pour les investisseurs
Face à l’intérêt prononcé des investisseurs pour l’exploitation du cuivre, le Ministre leur a suggéré d’accompagner des sociétés minières internationalement reconnues – dont ils disposent des contacts – dans le dépôt d’une demande de permis de recherche. Cette approche vise à enrichir la connaissance géologique du sous-sol camerounais et, en cas de découverte d’un gisement économiquement rentable, à ouvrir la voie à un permis d’exploitation.
Une fin d’audience sous le signe de l’enthousiasme
Les représentants chinois se sont dits « enthousiastes » de participer au renforcement de la coopération minière, industrielle et technologique entre la Chine et le Cameroun. Ils ont promis de s’investir dans le perfectionnement de la recherche, de l’exploitation et des technologies minières dans le pays.
L’audience s’est achevée sur une note de satisfaction, immortalisée par une photo de famille, symbole d’un dialogue constructif et d’une volonté partagée de construire un partenariat durable et conforme aux lois camerounaises.

