SOCIETE

Droit à la paix au Cameroun : La CDHC salue les avancées et appelle à une mobilisation renforcée

Written by Annette Olinga

La Commission salue les efforts constants des pouvoirs publics et de leurs partenaires visant à renforcer la promotion et la protection du droit à la paix, à préserver la cohésion sociale, à favoriser le vivre-ensemble harmonieux, à prévenir les violences ainsi qu’à consolider la stabilité, en cohérence avec les orientations du thème 2026 de la Journée internationale de la paix (JIP). Ces efforts se sont notamment illustrés à travers plusieurs événements hautement symboliques et actions déterminantes.

Un engagement multiforme en faveur de la paix

La Commission salue en premier lieu le voyage apostolique de Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Cameroun, du 15 au 18 avril 2026, à l’invitation de Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République, éternel « mendiant de la paix ». Cet événement a été particulièrement marqué, le 16 avril 2026, par la Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda, témoignant de l’importance accordée à la réconciliation et au rétablissement durable de la paix. Cette visite illustre l’engagement du chef de l’État en faveur du retour définitif à la paix dans les Régions en proie à l’insécurité.

Sur le plan judiciaire international, la Commission salue également la condamnation prononcée le 26 août 2026 par le Tribunal fédéral du district occidental du Missouri, siégeant à Kansas City, aux États-Unis d’Amérique. Francis Chenyi Sr. et Lah Nestor Langmi ont été condamnés à 15 ans d’emprisonnement chacun, tandis que Claude Ngenevu Chi a écopé de 63 mois d’emprisonnement, pour leur implication dans une conspiration visant à fournir un soutien matériel ou des ressources à des terroristes sécessionnistes actifs au Cameroun.

La Commission salue en outre la participation d’une délégation camerounaise conduite par le ministre des Finances (MINFI) à la 5e Conférence ministérielle internationale « No Money for Terror (NMFT) », le 19 mai 2026 à Paris. Cette participation vise à renforcer la synergie transfrontalière contre les flux financiers illicites qui alimentent le terrorisme.

La corruption, obstacle majeur au droit à la paix

La Commission souligne que la corruption compromet gravement la jouissance effective du droit à la paix. Elle fragilise les institutions, détourne les ressources destinées à la satisfaction des besoins des populations et érode la confiance des citoyens envers les pouvoirs publics. Elle accentue également les inégalités, l’exclusion et les injustices sociales, agissant comme un puissant catalyseur de tensions, de violences et de conflits.

Au regard de la thématique de l’édition 2026 de la Journée internationale de la paix, la corruption constitue un obstacle majeur à tout investissement durable dans la paix. Elle soustrait des ressources aux politiques publiques de cohésion sociale, de justice, de sécurité et de développement inclusif. Davantage, elle affaiblit structurellement les conditions nécessaires à l’édification d’une paix positive, stable et inclusive, devant bénéficier à tous, partout, chaque jour.

Violences et attaques : rappel des actions de la Commission

La Commission rappelle les actions qu’elle a menées en vue de contribuer à la consolidation de la paix, à la prévention des dérives identitaires et à la protection des droits humains. Elle a notamment publié, le 21 janvier 2026, un communiqué de presse condamnant fermement le massacre de 14 civils issus du complexe ethno-culturel Mbororo, perpétré le 14 janvier 2026 dans le village Gidado, dans l’Arrondissement de Ndu, Région du Nord-Ouest, par des groupes terroristes sécessionnistes.

Recommandations pour la protection des populations et des symboles de l’État

Face aux attaques intolérables contre les sanctuaires scolaires, les civils, les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les symboles de l’État, la Commission recommande spécifiquement au ministère de la Défense (MINDEF) et à la Délégation Générale à la Sûreté nationale (DGSN) de renforcer davantage la protection des populations civiles ainsi que celle des chefs traditionnels. Elle les invite également à sécuriser davantage le corps enseignant, les élèves, les membres du personnel de santé et les FDS, notamment lors de leurs déploiements, missions d’escorte, patrouilles ou opérations dans les zones particulièrement exposées aux attaques terroristes dans les Régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord.

La Commission réaffirme ainsi son engagement constant en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la protection des droits humains, tout en appelant à une mobilisation collective et continue pour faire du droit à la paix une réalité effective pour tous.

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