Ils disent « non ». Mais non à quoi ? À la gestion exemplaire de Crescence Ottou ? Au développement de Bikok ? Ou simplement à une femme qui dérange parce qu’elle travaille ? Analyse d’un rejet qui n’a aucun sens.
Le 30 septembre 2026, au terme de deux journées de travaux, le couperet tombe. Le compte administratif 2025, le compte de gestion, et cinq des six projets de délibération sont rejetés par le conseil municipal de Bikok. Une décision lourde de conséquences, qui jette une ombre sur la fin du mandat de Crescence Ottou. Mais derrière ce vote, une question fondamentale : pourquoi ?
Pourquoi rejeter un compte administratif ? Pourquoi refuser d’adopter un bilan qui retrace fidèlement la gestion de l’exercice écoulé ? La réponse devrait être simple : parce que les comptes sont mauvais. Parce que la gestion est contestable. Parce que les populations n’ont pas été servies. Mais ici, rien de tout cela. Au contraire.
Car les faits sont là, incontestables. Le compte administratif 2025 présente un bilan d’une solidité rare. Les finances de la commune sont assainies. Les arriérés de salaires ont été régularisés. Les projets de développement se multiplient. Les partenariats internationaux se nouent. Bikok, hier village oublié, est devenue une commune pilote, un modèle de décentralisation réussie.
Alors pourquoi ? Pourquoi ces treize conseillers s’acharnent-ils à bloquer une machine qui tourne enfin ? Pourquoi refusent-ils de valider ce que tout le monde reconnaît comme une réussite ?
La réponse tient en un mot : obstruction. Une obstruction systématique, orchestrée, qui vise moins les comptes que la personne qui les porte. Car ce n’est pas le bilan qui dérange. C’est Crescence Ottou. C’est sa rigueur. C’est son refus des arrangements. C’est son exigence de transparence.
Rappelons-nous. Avant elle, la mairie de Bikok était une passoire. Les fonds publics s’évaporaient. Les services étaient désertés. À 11 heures, les bureaux étaient vides. Et pourtant, les émargements tombaient. 180 000, 200 000, 300 000 francs par mois pour des agents fantômes. Une gestion clientéliste, où l’on distribuait les postes aux amis, aux parents, aux obligés. Un système de prédation qui a duré des décennies.
Puis Crescence Ottou est arrivée. Avec sa vision, son énergie, son entregent. Elle a assaini. Elle a sanctionné. Elle a réorganisé. Elle a secoué les habitudes. Et ça, certains ne l’ont jamais pardonné. Ceux qui profitaient du système. Ceux qui venaient à la mairie pour manger, pas pour travailler. Ceux qui voyaient dans la commune un fonds de commerce personnel.
Ces treize conseillers, qui aujourd’hui brandissent des prétextes procéduraux, sont les héritiers de ce système. Leur argument ? Un document du « comité ad hoc », qui aurait dû recevoir des réponses avant le conseil. Une exigence qui n’a aucun fondement légal. Un prétexte fallacieux, alors que les réponses se trouvaient dans le dossier remis à chacun, six jours avant la session.
Leur méthode ? Le boycott. L’arrivée groupée, comme une milice, après avoir esquivé la fiche de présence. Le refus de signer. La tentative d’intimidation. Tout a été tenté pour empêcher la tenue du conseil. En vain. Le quorum était là. Les travaux ont eu lieu. Et face à l’échec de leur stratégie, ils ont voté contre. Par dépit. Par vengeance. Parce qu’ils n’ont pas obtenu ce qu’ils voulaient : la tête de Madame le Maire.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ces treize conseillers ne veulent pas le bien de Bikok. Ils veulent la place. Ils veulent le pouvoir. Ils veulent les ressources. Leur discours sur la « famine » et la « souffrance » est une insulte aux populations qui, elles, voient les routes se construire, les écoles se rénover, l’eau couler dans les villages.
Alors oui, ils ont dit « niet ». Mais ce « niet » n’est pas un rejet des comptes. C’est un rejet de la lumière. Un rejet du progrès. Un rejet de l’intérêt général. C’est le « niet » des affamés qui préfèrent voir la commune stagner plutôt que de la voir réussir sans eux.
Face à cette obstruction, une seule réponse : la vérité. Les comptes sont bons. La gestion est bonne. Le bilan est bon. Et si certains en doutent, qu’ils viennent le vérifier. Qu’ils consultent les documents. Qu’ils interrogent les populations. Qu’ils regardent les réalisations.
Madame le Maire, elle, reste sereine. Elle sait que les élections approchent. Elle sait que le peuple jugera. Elle sait que ceux qui ont dit « niet » aujourd’hui devront rendre des comptes demain. Car le temps des manœuvres est révolu. Le temps des résultats est venu.
Bikok mérite mieux que ces querelles de personnes. Bikok mérite des élus qui travaillent, pas des élus qui bloquent. Bikok mérite Crescence Ottou.

