La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a achevé ce 17 juillet une session intensive de formation dédiée à une première promotion de cadres du Trésor public de Guinée équatoriale. Pendant deux semaines, au siège de l’institution à Yaoundé, ces responsables ont été immergés dans les arcanes de la gestion de la dette souveraine et des opérations sur le marché régional des valeurs du Trésor de la CEMAC.
Cette initiative, conduite à la demande expresse des autorités équato-guinéennes, marque le coup d’envoi d’un programme plus large d’accompagnement technique. Elle s’inscrit dans la mission permanente de la BEAC : épauler ses États membres dans la modernisation de leurs finances publiques et le renforcement de leurs performances sur le marché des titres souverains.
Une formation complète de la théorie à la pratique
Articulée autour d’enseignements théoriques, d’études de cas concrets et de rencontres avec des experts de la Banque centrale, la formation a couvert toute la chaîne opérationnelle relative aux titres publics. Les participants ont ainsi planché sur les techniques d’émission des bons et obligations du Trésor, les stratégies de gestion active de la dette, l’utilisation de la plateforme DEPO/X (système de négociation et de gestion des titres), ainsi que sur les bonnes pratiques en matière d’organisation des services, de maîtrise des risques, de transparence financière et de relation avec les investisseurs.
Au-delà des salles de cours, les bénéficiaires ont également pu échanger avec plusieurs directions spécialisées de la BEAC, le Trésor public du Cameroun – considéré comme un modèle dans la zone – ainsi que d’autres acteurs du marché. Ces rencontres ont permis de s’imprégner des pratiques opérationnelles en vigueur dans l’écosystème régional et de mieux appréhender les exigences d’une mobilisation efficace des ressources.
Un levier pour l’intégration régionale
Par cette action de coopération technique, la BEAC poursuit un double objectif. À court terme, il s’agit de doter l’administration équato-guinéenne des compétences nécessaires à une gestion moderne et performante de la dette publique, tout en optimisant la trésorerie de l’État et en améliorant la qualité de ses émissions souveraines pour renforcer la confiance des investisseurs.
À plus long terme, l’initiative témoigne de la volonté de l’institution de promouvoir la convergence des pratiques entre les États de la CEMAC. Une harmonisation jugée essentielle pour approfondir le marché régional, diversifier la base d’investisseurs, accélérer la mise en œuvre des plans nationaux de développement et, in fine, consolider l’intégration financière régionale.
En accompagnant le Trésor public de Guinée équatoriale dans cette dynamique de professionnalisation, la BEAC réaffirme son rôle d’institution de référence au service de la stabilité monétaire et du développement de marchés de capitaux plus dynamiques, plus transparents et plus résilients – aptes à répondre aux besoins croissants de financement des économies de la CEMAC.

