SOCIETE

Pr.James Mouangue Kobila, boussole intellectuelle de la jeunesse camerounaise

Written by Annette Olinga

Le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun figure parmi les 100 modèles de la jeunesse camerounaise.

Il est des noms qui ne se contentent pas d’orner une liste : ils racontent une époque, une exigence, un idéal. Dans 100 Modèles pour la jeunesse camerounaise (2ᵉ édition), Janvier Mballa Effa a choisi de mettre en lumière cent personnalités camerounaises appelées à inspirer la jeunesse. L’ouvrage, préfacé par le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, fait une place de choix au professeur James Mouangue Kobila, président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun. Le portrait qui lui est consacré le présente comme « l’intellectuel qui a fait des droits humains son combat ». Tout est dit, ou presque.

Car derrière cette formule se déploie un parcours rare, où l’excellence académique n’a jamais cessé de dialoguer avec le service de l’État. Professeur agrégé de droit public, universitaire de renom et spécialiste des droits humains, James Mouangue Kobila s’est imposé, au fil des années, comme l’une des références les plus respectées du monde juridique en Afrique centrale. Sa trajectoire est celle d’un homme de savoir dont les compétences ont progressivement trouvé un prolongement naturel dans les plus hautes responsabilités publiques.

Tout commence par une solide formation. Titulaire d’un doctorat en droit public obtenu à l’Université de Yaoundé II-Soa, après une thèse consacrée à l’évolution du droit international des investissements, il enrichit son parcours à l’Académie de droit international de La Haye, l’une des institutions les plus prestigieuses en la matière. En 2009, il franchit une étape décisive en réussissant le concours d’agrégation du CAMES en droit public, distinction qui consacre son expertise et son excellence scientifique. Sa carrière universitaire se construit principalement à l’Université de Douala, où il enseigne le droit international public, le droit constitutionnel, le droit communautaire et le droit international économique. Chercheur prolifique, auteur de nombreuses publications, il approfondit des questions essentielles : droits humains, gouvernance démocratique, protection des minorités et des peuples autochtones, mécanismes internationaux de protection des libertés fondamentales.

Cette réputation académique lui ouvre les portes des institutions nationales. Nommé vice-président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés en 2014, il participe activement au renforcement de cette institution, avant d’en assurer l’intérim après le décès de son président. En février 2021, il est porté à la tête de la Commission des droits de l’homme du Cameroun. Il devient alors le principal artisan de la promotion et de la protection des droits humains dans le pays. Sous son leadership, l’institution gagne en visibilité, renforce sa crédibilité et consolide son rayonnement sur la scène africaine et internationale. Son action est marquée par une volonté constante : rapprocher les droits humains des citoyens, encourager le dialogue institutionnel et promouvoir une culture du respect de la dignité humaine.

Reconnu pour sa rigueur intellectuelle, son sens de l’État et sa maîtrise des questions juridiques les plus complexes, James Mouangue Kobila appartient à cette génération de dirigeants africains qui considèrent le droit non seulement comme un instrument de régulation, mais aussi comme un puissant levier de développement, de justice sociale et de cohésion nationale. À travers son parcours, il incarne l’image d’un universitaire devenu acteur majeur de la gouvernance publique, mettant son savoir et son expérience au service de la défense des libertés fondamentales et de l’État de droit.

Pour la jeunesse camerounaise, son exemple est une leçon de constance. Il rappelle que l’excellence n’est pas un vain mot, que le travail intellectuel peut transformer la société, et que l’engagement public, lorsqu’il est nourri par la compétence et l’éthique, peut devenir une force au service du bien commun. En inscrivant son nom parmi les cent modèles de la jeunesse camerounaise, l’ouvrage de Janvier Mballa Effa ne fait pas seulement honneur à un homme : il propose un cap. Celui d’une République où le savoir, la dignité et la justice ne cessent de se répondre.

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Annette Olinga

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