SOCIETE

Route Guidiguis-Yagoua : Huit mois de retard à rattraper, le MINTP dévoile sa stratégie opérationnelle

Written by Annette Olinga


Dernière étape de la tournée des chantiers du ministre des Travaux publics dans l’Extrême-Nord, la section Guidiguis-Yagoua a fait l’objet d’une évaluation serrée. Verdict : huit mois de retard à combler d’urgence. Une stratégie opérationnelle a été prescrite pour remettre le projet sur les rails.

Le 29 mai 2026, Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics, accompagné du secrétaire d’État chargé des Routes, Armand Ndjodom, a parcouru les 68,78 km de cet axe stratégique. Au programme : inspection des installations du groupement SINOHYDRO/STECOL, des zones de production de matériaux, des équipements et des ateliers de préfabrication des ouvrages hydrauliques.

Sur place, le ministre a salué les efforts récents de mobilisation de l’entreprise, tout en rappelant l’urgence d’accélérer le rythme. Il a souligné que la contractualisation récente de la mission de contrôle constitue désormais un levier décisif pour améliorer le rendement et renforcer l’encadrement technique des prestations.

Une feuille de route claire pour les prochains mois

À l’issue de la visite, une réunion de restitution a réuni, sous la présidence du MINTP, les autorités administratives, les équipes techniques, les missions de contrôle et l’entreprise. Le maître d’ouvrage a été sans ambiguïté : il faut proposer une stratégie de rattrapage crédible, fondée sur une meilleure organisation des ateliers et le renforcement des productions mensuelles.

Mais au-delà du calendrier, le ministre a insisté sur un point essentiel : l’information et l’implication des populations. Il a instruit le point focal en charge des travaux connexes de travailler main dans la main avec les autorités administratives, les collectivités territoriales, les leaders locaux et les forces vives. Objectif : mieux informer les riverains sur les infrastructures prévues à leur bénéfice dans les localités traversées.

HIMO : une priorité pour l’emploi des jeunes locaux

Autre directive forte : l’entreprise devra favoriser le recrutement des jeunes des zones concernées dans le cadre des activités à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO). Jeunes formés ou non, ils seront davantage associés aux travaux, afin de favoriser leur insertion socio-économique, leur acquisition d’expérience professionnelle et l’amélioration de leurs revenus.

Enfin, le ministre des Travaux publics a appelé à une amélioration immédiate de la signalisation et à un maintien d’un rythme soutenu des travaux. L’enjeu est clair : permettre aux populations de la région de bénéficier au plus vite des retombées économiques du projet, sans attendre la fin des huit mois de retard.


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