SOCIETE

Route Guidiguis–Yagoua : Le MINTP exige plus de célérité sur le chantier

Written by Annette Olinga

Poursuivant sa visite de travail dans la région de l’Extrême-Nord ce 29 Octobre, le Ministre des Travaux Publics s’est rendu ce jour sur le chantier de réhabilitation de la route Guidiguis–Yagoua, longue de 68,7 km. Troisième étape de cette tournée, cette visite a été l’occasion pour le Maître d’Ouvrage d’exprimer son insatisfaction face à un avancement jugé en deçà de ses attentes.

Un taux d’avancement de 19 % jugé insuffisant

Sur cette section de la Route Nationale N°12, les travaux affichent à ce jour un taux d’avancement de près de 19 %. Une performance qui, selon le MINTP, impose une réorganisation immédiate du chantier. Le Ministre a donc insisté sur la nécessité d’augmenter les effectifs et de multiplier les fronts de travail afin de respecter les échéances contractuelles.

Le groupement d’entreprises Synohydro Corporation LTD/Stecol Corporation, chargé de l’exécution des travaux, a évoqué plusieurs difficultés : l’éloignement des carrières, les contraintes d’approvisionnement en eau, la disponibilité des études de formulation des enrobés ainsi que la présence de réseaux de concessionnaires dans les traversées de Kalfou, Touloum et Yagoua.

Des mesures correctives déjà engagées

En anticipation, l’entreprise a néanmoins engagé des mesures correctives. Deux ateliers de mise en œuvre de la grave non traitée sont déjà visibles sur le chantier, tandis qu’un troisième est en préparation. Des zones de dépôt ont également été aménagées aux points kilométriques 24 et 38 pour faciliter l’approvisionnement. En complément, des dispositions sont prévues pour améliorer le stockage et la distribution de l’eau.

Le MINTP exige des résultats concrets à très court terme

Toutefois, ces mesures doivent rapidement produire des résultats concrets, a rétorqué le Maître d’Ouvrage. Ce dernier a demandé à l’entreprise de relever son rendement à très court terme et de multiplier les équipes, rappelant que « la couche de base doit être mise en œuvre à la mi-novembre 2026 ». Il a également exhorté le groupement à comprimer les délais d’exécution, dans le respect des prescriptions techniques et des orientations de la mission de contrôle.

Un projet cofinancé par le Cameroun et la BAD

Il convient de rappeler que ce projet est cofinancé par le Cameroun et la Banque Africaine de Développement (BAD). Il s’inscrit dans le cadre du Projet d’aménagement territorial et de promotion du secteur privé de la région de l’Extrême-Nord, dont l’ambition est de désenclaver cette zone et de stimuler son développement économique.

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