À l’occasion de la 10ª édition du Salon international PROMOTE 2026, Afriland First Bank a réuni au Palais des Congrès de Yaoundé un parterre d’experts, d’entrepreneurs et de financiers lors d’un Customer Information Meeting (CIM) majeur s’inscrivant dans le cadre du Forum Économique de PROMOTE (FOREP). Consacré aux nouveaux paradigmes de la création de valeur, ce rendez-vous a permis de définir une feuille de route stratégique pour les PME africaines à l’ère du savoir, sous l’impulsion de Richard Chedjou, Directeur de la recherche et des investissements de l’institution.
Comment financer et propulser une entreprise dont la principale richesse ne réside ni dans l’armature de ses bâtiments, ni dans la puissance de ses machines, mais dans la pertinence de ses idées, de ses données, de ses logiciels ou de ses compétences humaines ? C’est par cette interrogation fondamentale que s’est ouvert le Forum Économique de PROMOTE (FOREP 2026) au Palais des Congrès de Yaoundé.
Pour sa deuxième édition, le FOREP a choisi de s’attaquer à un sujet résolument tourné vers l’avenir : « L’entreprise africaine face à l’économie de la connaissance : passer de la rente des matières premières à la richesse créée par le savoir ». Si l’édition de 2024 s’était concentrée sur les grands défis de la transformation structurelle du continent, l’année 2026 marque un tournant immatériel. À l’heure de l’intelligence artificielle, de la transition numérique globale et de la démonétisation progressive des modèles économiques traditionnels, la compétitivité ne se mesure plus aux ressources naturelles extraites du sous-sol, mais à la capacité d’un écosystème à produire, structurer et monétiser l’innovation.
Afriland First Bank, première banque à capitaux privés d’Afrique centrale et partenaire de premier plan de l’événement, s’est positionnée à l’avant-garde de cette transition en structurant un panel de haut niveau. Modéré par Jacques Jonathan Nyemb et introduit par le professeur agrégé d’économie Désiré Avom, ce panel a réuni des figures clés telles que l’économiste Maurice Simo Djom, Bertin Tchoffo (DG de PAFIC Sarl), Philippe Tagne Tagne (DG de DOVV) et le Dr Nkwenty Azong-Wara (DG de Maviance).
Le triptyque stratégique d’Afriland First Bank : Les trois piliers de la transformation
Pour guider les Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans cette transition, Richard Chedjou, Directeur de la recherche et des investissements à Afriland First Bank, a formalisé une approche structurée autour de trois piliers fondamentaux :
1. L’innovation endogène et la propriété intellectuelle
Le premier levier de croissance consiste à ancrer l’innovation au cœur de l’ADN des entreprises locales. Selon Richard Chedjou, cela passe impérativement par un effort soutenu en matière de Recherche et Développement (R&D), l’intégration des nouvelles technologies et, surtout, la protection juridique des inventions par le biais des brevets. Pour sortir de l’économie de subsistance ou de la simple distribution, la PME doit générer sa propre propriété intellectuelle, devenant ainsi propriétaire de sa valeur ajoutée.
2. La formation permanente et la mise à niveau des compétences
Le savoir est une matière dynamique qui s’obsolétise rapidement. Le deuxième pilier repose donc sur la formation continue au sein des organisations. L’objectif affiché est d’élever constamment le niveau de qualification technique et managériale des collaborateurs. C’est cette mise à niveau permanente du capital humain qui garantit la flexibilité, l’efficacité opérationnelle et, in fine, la compétitivité à long terme de l’entreprise sur le marché régional et international.
3. La valorisation et le déploiement des actifs immatériels
Trop souvent négligée par les comptabilités traditionnelles, la valeur immatérielle constitue pourtant le véritable moteur de l’économie moderne. Richard Chedjou y intègre des dimensions stratégiques telles que :
Le marketing et la communication : Pour positionner les marques et capter l’attention dans un marché saturé.
L’intelligence économique : Pour anticiper les mutations du marché, analyser la concurrence et sécuriser les prises de décision.
Ces leviers combinés permettent aux PME de monter en gamme, de maximiser leur capital-marque et de s’aligner sur les exigences de l’économie du futur.
Le capital humain : Le défi majeur des PME camerounaises
Malgré la clarté de cette feuille de route, la transition vers l’économie de la connaissance se heurte à une réalité de terrain contrastée. Interrogé sur les défis immédiats de l’écosystème entrepreneurial local, le Directeur de la recherche et des investissements a pointé du doigt un facteur critique : la qualité des ressources humaines.
« Le principal défi auquel les entreprises font face, c’est les hommes. Des hommes qui doivent avoir la qualité requise, mais qui ne sont pas toujours à la hauteur de ce que l’entreprise attend d’eux. »
Cette asymétrie entre les compétences disponibles sur le marché de l’emploi et les exigences de performance des entreprises contraint souvent les dirigeants à concevoir leurs propres programmes de mise à niveau. Le déficit en compétences pointues, en culture numérique et en culture du résultat freine l’adoption des innovations et ralentit la croissance des PME.
Au-delà du crédit : L’approche non financière d’Afriland First Bank
Face à ce défi structurel, le secteur bancaire classique affiche parfois ses limites. Les mécanismes traditionnels de financement, historiquement basés sur des garanties réelles et tangibles (titres fonciers, équipements, bâtiments), peinent à évaluer la valeur d’un algorithme, d’un brevet ou d’une base de données.
Afriland First Bank est consciente de cette mutation des modèles d’affaires. Si l’institution s’emploie à adapter ses outils d’évaluation des risques pour les actifs immatériels, elle mise également de manière stratégique sur ses services non financiers. Richard Chedjou a précisé avec transparence la posture de la banque : bien qu’il n’existe pas encore de produit bancaire standardisé dédié exclusivement au financement direct de la formation humaine, Afriland First Bank déploie des dispositifs d’accompagnement sur mesure.
L’établissement se positionne ainsi comme un partenaire conseil, capable d’offrir des modules de formation ciblés et des ateliers de renforcement de capacités aux employés des PME partenaires. Cet accompagnement non financier vise à combler les lacunes opérationnelles des entreprises, à sécuriser leur gouvernance et à s’assurer que le capital humain est à la hauteur des ambitions de performance globale.
En liant ainsi le financement de l’innovation, la valorisation de l’immatériel et le renforcement des compétences, Afriland First Bank réaffirme son rôle de catalyseur de l’économie camerounaise. Le message de PROMOTE 2026 est clair : l’avenir économique de l’Afrique ne dépendra plus de la richesse de son sol, mais de l’audace et de l’intelligence de ses entrepreneurs.

