Mise en forme, rechargement en latérite et études d’ouvrages d’art se poursuivent sous la coordination d’ICM Groupe
Sur le corridor stratégique reliant Ebolowa à Kribi, les équipes de l’entreprise ICM Groupe sont désormais pleinement mobilisées pour mener à bien les études d’exécution et les opérations de maintien de la circulation, avant le lancement des travaux lourds de construction. Ce vaste chantier, qui s’étend sur les deux sections que sont Ebolowa–Akom II et Akom II–Kribi, constitue une étape clé dans le désenclavement de la région du Sud et dans la fluidification des échanges vers le port de Kribi. En cette période préparatoire, l’ensemble des interventions est minutieusement coordonné pour garantir à la fois la sécurité des usagers et la qualité technique des futures infrastructures.
Sur le tronçon Ebolowa–Akom II, la circulation est d’ores et déjà fluide, avec une vitesse moyenne comprise entre 40 et 60 km/h, ce qui offre aux usagers des déplacements relativement confortables malgré l’activité intense des engins de chantier. Les équipes sont mobilisées depuis ce 14 août pour poursuivre la mise en forme de la plateforme entre les points kilométriques 53+900 et 62+500, tout en assurant le rechargement en grave latéritique sur un linéaire beaucoup plus vaste, allant du PK 22+600 au PK 76+600. Ces opérations successives de nivellement et de renforcement du sol sont indispensables pour stabiliser l’assise de la future route et prévenir les affaissements prématurés.
Du côté du tronçon Akom II–Kribi, les interventions sont tout aussi soutenues et couvrent de nombreux points critiques du parcours. La mise en forme de la plateforme y est réalisée entre les PK 118+000 et 145+000, tandis que le rechargement en grave latéritique s’étend du PK 118+600 au PK 147+200, avec une attention particulière portée au traitement des bourbiers sur les zones les plus sensibles. Par ailleurs, des travaux de reprise et de correction sont exécutés entre les PK 146+000 et 147+500, afin de gommer les irrégularités du terrain et d’offrir une assise homogène avant la phase de revêtement définitif. Ces actions conjuguées témoignent de la rigueur technique déployée sur l’ensemble du linéaire.
En parallèle des travaux de terrassement, les études d’exécution se poursuivent avec une attention toute particulière portée aux ouvrages d’art, véritables points névralgiques du projet. Les équipes techniques réalisent actuellement des sondages carottés et pressiométriques au niveau des ouvrages OA25, OA26 et OA27, afin de déterminer avec précision les caractéristiques géotechniques du sous-sol et d’adapter les conceptions structurelles aux contraintes locales. Ces investigations approfondies garantiront la solidité et la durabilité des ponts et dalots, dont la bonne tenue est essentielle pour assurer la pérennité de la route face aux intempéries et au trafic croissant.
Le volet environnemental et social n’est pas en reste, car ce projet se veut aussi respectueux des populations riveraines et de leur cadre de vie. À ce jour, 423 personnes affectées par le projet ont déjà été identifiées sur environ 47 kilomètres couverts par les opérations de recensement, une étape préalable indispensable à la mise en œuvre du Plan d’Action de Réinstallation. Parallèlement, la matérialisation de l’emprise se poursuit activement entre les PK 80+000 et 90+000, afin de délimiter clairement les zones d’intervention et d’anticiper les mesures d’accompagnement en faveur des communautés locales. Cette approche intégrée, qui conjugue performance technique et responsabilité sociale, illustre la volonté de faire de ce corridor un vecteur de progrès partagé.
Ainsi, à travers ces travaux préparatoires minutieux et cette prise en compte rigoureuse des enjeux humains, le projet de construction de la route Ebolowa–Akom II–Kribi entre résolument dans sa phase opérationnelle. Une fois les études d’exécution achevées et les assises consolidées, les grands travaux pourront être lancés sur l’ensemble du linéaire, ouvrant la voie à une transformation durable du tissu économique et social de cette partie du Cameroun. En facilitant les déplacements, l’évacuation des productions agricoles et l’accès aux infrastructures portuaires, cette route s’impose comme un levier majeur de développement pour toute la région méridionale.

