Au commencement était l’Acte. Dans la haute grammaire de la République et dans le protocole souverain qui gouverne l’État au Cameroun, l’accord du Haut Patronage du Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, ne saurait être réduit à une simple formalité administrative ou à une fleur de courtoisie accordée aux passants. Il est, dans l’ordonnancement républicain, le sceau auguste de la Nation, la caution la plus élevée qui puisse être conférée à une initiative. Il consacre à la fois la maturité d’un grand projet, la rigueur exemplaire de sa méthode, la crédibilité de ses porteurs et le sérieux inattaquable de son ancrage sur le sol patrial. C’est fort de ce parrainage prestigieux, porteur d’exigences, de grandeur et de responsabilité, que se sont déployées en juillet dernier les premières Assises de l’Association des Élus en France d’origine ou de nationalité camerounaise, l’EFRACAM. Cet événement d’une portée stratégique majeure, mûri depuis la création de l’association en 2015, a été pensé pour jeter des ponts de granit entre la diaspora élective, forte de son expérience de la gestion locale française, et nos Collectivités Territoriales Décentralisées, les CTD, engagées dans la mise en œuvre accélérée de la décentralisation.

Mais alors que l’exécutif statutaire, conduit avec sérénité, méthode et constance par son président légitime Pierre De Gaétan Njikam, revenait du Cameroun profond auréolé d’un bilan rayonnant et d’une réussite éclatante saluée par les autorités administratives, traditionnelles et municipales, une fronde obscure, orchestrée depuis les salons parisiens par le Dr Georges Kibong A Mira, a choisi la voie rocailleuse de l’agitation, du déni et de la rupture. En étalant sur la place publique une dissidence truffée d’anomalies statutaires, de contournements procéduraux et de manœuvres d’arrière-boutique, cette faction ne s’attaque pas seulement à une équipe ou à un homme. Elle commet l’irréparable en défiant la majesté des institutions, en tentant de banaliser l’autorité suprême du Sommet de l’État et en jetant le discrédit sur un événement qui portait pourtant le sceau le plus sacré de la République.
Comment qualifier autrement que par une coupable et lourde imprudence politique cette démarche insensée qui consiste à contester a posteriori la légitimité du seul organisateur et garant républicain de cette caravane nationale ? La question mérite d’être posée avec gravité. En prétendant invalider l’exécutif légitime qui a porté ces Assises de bout en bout, de Paris à Yaoundé, de la conception à la réalisation sur le sol national, la dissidence s’engouffre dans une posture sacrilège qui frise l’outrage républicain. Le premier niveau de cette remise en cause est direct et frontal : c’est la remise en cause de l’arbitrage présidentiel lui-même. Le sieur Georges Kibong A Mira et sa suite pensent-ils un seul instant pouvoir fouler aux pieds le Haut Patronage du Président de la République ? Prétendre frapper de nullité les actes portés, assumés et revendiqués par le bureau statutaire revient objectivement à jeter un doute odieux et illégitime sur la très haute attention accordée par le Chef de l’État à ces assises, sur l’instruction rigoureuse menée par ses services et sur le discernement qui préside à l’octroi d’une telle distinction. Le second niveau est tout aussi grave, car il jette une insinuante suspicion sur l’appareil d’État tout entier. En décrétant caduques les démarches, les rencontres et les accords scellés par l’équipe Njikam auprès des préfets, des sous-préfets, des maires et des chefs traditionnels, la fronde insinue avec une désinvolte témérité que le Chef de l’État et ses plus proches collaborateurs auraient accordé le parrainage de la République dans la légèreté, sans vérification ni exigence. Une telle attitude constitue une atteinte intolérable au prestige, au sérieux et au discernement des institutions camerounaises. Il faut le dire haut et fort, avec la clarté qu’impose le respect des symboles : on ne joue pas avec la signature du Chef de l’État. La frontière éthique qui sépare la noble et légitime compétition pour le leadership au sein d’une association et la désinhibition procédurale destructrice, guidée par des appétits personnels, a été franchie sans vergogne.

Face à la solennité des institutions camerounaises, le spectacle offert par les manœuvres parisiennes fait peine à voir, tant il révèle la fragilité de l’édifice sur lequel la dissidence prétend bâtir sa légitimité. Les faits, têtus, documentés et désormais consignés par l’administration française, mettent à nu une tentative d’éviction maladroite, précipitée et juridiquement infondée, orchestrée le 4 juillet dernier par deux membres en rupture de ban, la Secrétaire générale Caroline Adomo et la Trésorière Hermine Rigaud, dont il est établi qu’elles n’avaient même plus la qualité d’adhérentes à jour de leurs cotisations au moment des faits. Violant sans vergogne les articles 7.3, 8.3 et 9.4 des statuts d’EFRACAM, qui réservent de manière exclusive et impérative la convocation des instances souveraines au seul Président en exercice ou à des majorités qualifiées strictement définies, cette fronde s’est enfermée dans un labyrinthe d’illégalités dont le chronogramme administratif retrace avec une précision implacable l’échec cuisant. Le 8 juillet 2026, premier acte de clarification, le bureau statutaire procède au limogeage de l’ex-représentant local Elie Ikouti, sanction immédiate et motivée pour manquements graves et initiatives non autorisées menées à Yaoundé au nom de l’association. Les 15 et 23 juillet 2026, les autorités françaises apportent leur première réponse : la Sous-préfecture de L’Haÿ-les-Roses, où est historiquement domiciliée l’association, oppose deux rejets motivés et sans appel aux déclarations déposées par la dissidence, pour violation manifeste de l’article 20 alinéa 5 du Règlement Intérieur, qui exige le défaut d’accord du Président. Pour tenter de contourner ces rejets catégoriques, la faction va alors jusqu’à fabriquer un transfert unilatéral de siège vers Paris, appuyé par une attestation sur l’honneur signée par Georges Kibong A Mira lui-même, une manœuvre grossière destinée à tromper la vigilance de l’administration française. Le 19 août 2026, la Préfecture de Police de Paris recadre sévèrement l’initiative, constatant le caractère biaisé de l’attestation produite et rappelant avec fermeté le caractère purement déclaratif de la démarche et l’impérieuse nécessité de saisir le juge civil en cas de contestation. Enfin, en septembre 2026, tirant les conséquences de cette obstruction, le Président légitime Pierre De Gaétan Njikam saisit la justice civile parisienne en référé pour rétablir le droit, faire constater les violations statutaires et mettre un terme à l’usurpation. Et que dire de l’attitude du sieur Elie Ikouti qui, à Yaoundé, a continué de semer la confusion dans les médias et auprès de certains partenaires au mépris total de son limogeage officiel ? Une véritable dérive de préau qui illustre l’écart abyssal entre la rigueur institutionnelle attendue et l’amateurisme des méthodes employées.
Pourtant, sur le papier, le Dr Georges Kibong A Mira drapait sa démarche dans le vernis rassurant des titres et des diplômes. Docteur en économie et gestion des organisations du CNAM, ingénieur en réseaux et télécommunications, ancien cadre d’Orange Cameroun, auteur de plusieurs ouvrages sur la régulation des télécommunications, le profil académique est incontestable. Mais la République, instruite par la sagesse des anciens et par l’expérience de la gouvernance, sait depuis longtemps distinguer le clinquant des parchemins de la vraie stature morale, celle qui se mesure à l’engagement, à la constance et au sens de l’intérêt général. Un diplôme, aussi brillant soit-il, n’a jamais été un viatique moral, encore moins un chèque en blanc pour s’emparer d’une cause collective et en détourner la finalité. Quelle est donc la vision portée par cette dissidence, en dehors du désir viscéral et à peine voilé de capter un sigle et d’en faire un instrument de positionnement personnel ? La question reste sans réponse. Tandis que le bureau légitime arpentait la terre patriale, sous la chaleur d’Elig-Mfomo et l’humidité de Kribi, pour bâtir du solide, nouer des partenariats et écouter les doléances des populations, Georges Kibong A Mira s’enfermait dans des tirades martiales depuis Paris, allant jusqu’à proclamer dans ses communications qu’EFRACAM était désormais une marque protégée. Réduire une ambition nationale, une vision de co-développement entre la France et le Cameroun, à une vulgaire marque déposée à l’INPI et à une querelle de préfecture, voilà le sinistre spectacle de ce vide stratégique et l’aveu le plus clair de l’absence de projet pour les CTD.
Car pendant que le différend s’enlise dans les couloirs administratifs parisiens, les responsables de l’EFRACAM autour de Pierre De Gaétan Njikam mettent en avant, avec des preuves tangibles, les résultats de leurs activités conduites au Cameroun. D’Elig-Mfomo à Kribi, en passant par la grande cité fluviale et économique de Douala, la caravane institutionnelle d’EFRACAM, portée par l’énergie et la conviction de son président, a donné une formidable leçon de méthode, d’efficacité et d’humilité face au terrain. À Elig-Mfomo, sous l’œil attentif et bienveillant du Sous-Préfet, du maire Stanislas Ayissi, de la représentante du Réseau des Maires du Cameroun pour la Coopération Internationale et la Solidarité, le REMCESS, Mme Edjake Mbonda, et des chefs traditionnels, gardiens de la terre et de la mémoire, s’est joué un moment d’anthologie. Les Assises y ont jeté les bases d’une vraie révolution culturelle dans notre approche du développement local : rompre enfin avec la béquille de l’assistanat, qui a montré ses limites, pour embrasser résolument le paradigme fécond du co-investissement productif. Avec le courage de regarder le réel en face, sans fard ni complaisance, les débats ont mis le doigt sur les plaies béantes de nos collectivités : une économie informelle qui représente près de 90% du tissu local, l’absence criante de données statistiques fiables pour planifier, le manque chronique d’ingénierie de projet pour transformer une idée en dossier bancable, et des budgets municipaux étouffés par le traitement social de la pauvreté au détriment de l’investissement. La réponse apportée est celle de l’économie réelle pour retenir nos enfants sur place. Les projets scellés pour la transformation sur place du cacao en chocolat de terroir et du manioc en amidon industriel ne sont pas de simples annonces ; ils constituent le seul vrai rempart structurel contre le drame de l’exode rural et de l’immigration clandestine. Enfin, la solidarité du cœur et des actes n’a pas été oubliée, avec la remise d’un important lot de matériel médical lourd, composé de fauteuils roulants, de déambulateurs, de cannes et de consommables médicaux de première nécessité, à l’hôpital de district d’Elig-Mfomo, preuve concrète que la diaspora sait aussi penser aux plus souffrants et aux plus vulnérables.
En perspectives concrètes d’une mission bien accomplie, les résultats sont prometteurs et ouvrent la voie à des réalisations à plus grande échelle. Dans le long sillage des projets concrets à venir, le renouvellement du partenariat historique entre le Port Autonome de Douala et le Grand Port Maritime de Bordeaux, et les perspectives inédites de partenariat entre le Port de Bordeaux et le Port en eau profonde de Kribi, viennent renforcer de manière spectaculaire les retombées des assises de Yaoundé, au bénéfice multiple des liens de coopération décentralisée qui lient la France au Cameroun. Certes, le chemin reste long et demandera le concours précieux et technique des guichets du FEICOM, le Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale, et l’émulation vertueuse du Prix national des meilleures pratiques de développement local. Mais la voie est désormais tracée, bénie par les autorités traditionnelles, validée par les autorités administratives et portée par l’enthousiasme sincère des populations qui ont vu, pour une fois, une diaspora venir non pour donner des leçons, mais pour construire avec elles.
On ne bâtit pas l’avenir d’un partenariat aussi sacré que celui entre la Patrie et sa diaspora sur des subterfuges administratifs, des attestations de complaisance ou l’usurpation d’un sigle. Fondée en 2015, l’EFRACAM a fait la preuve de sa maturité là où cela compte véritablement : sur la terre de nos ancêtres, les pieds dans la poussière d’Elig-Mfomo et le regard tourné vers l’océan de Kribi. Alors que la justice française s’apprête, à Paris, à remettre le droit à sa place et à dire qui est qui, la leçon d’Elig-Mfomo résonne avec la force de l’évidence et la clarté du soleil de midi : face aux appétits individuels, à la vanité des titres et au mépris des symboles les plus sacrés de la République, la seule vérité qui demeure, la seule qui résiste à l’épreuve du temps et des prétoires, c’est l’éclat des actes accomplis sous le Haut Patronage du Chef de l’État pour le bien de la Nation et pour la grandeur du Cameroun.

