ENVIRONNEMENT

Cameroun: La FAO et le MINEPDED préparent le projet GEF-8 pour la résilience à la sécheresse dans le Nord et l’extrême-Nord

Written by Annette Olinga

Le représentant du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), le Dr Haman Unuso, Conseiller technique numéro 2, a officiellement ouvert ce 23 Juillet 2026, l’atelier de lancement de la phase de préparation du projet intitulé « Gestion intégrée des paysages, utilisation durable de la biodiversité et renforcement de la résilience à la sécheresse dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun ». Cet atelier, financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM/GEF-8), marque une étape cruciale dans la consolidation d’une réponse ambitieuse aux défis environnementaux et socio-économiques pressants de ces territoires.

Dans son discours d’ouverture, prononcé au nom de M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Représentant de la FAO, M. Fidèle Kengne, a souligné l’importance du partenariat historique entre le Cameroun et la FAO. Il a tenu à remercier le Gouvernement camerounais pour la confiance renouvelée accordée à l’Organisation, tout en exprimant la gratitude de la FAO envers le FEM pour son appui constant à la réalisation des engagements environnementaux internationaux du pays. Ce projet s’inscrit dans une vision partagée où la durabilité environnementale, la sécurité alimentaire et le développement économique local sont intrinsèquement liés, nécessitant des approches intégrées et multisectorielles.

Le contexte environnemental et socio-économique des régions du Nord et de l’Extrême-Nord est marqué par des défis majeurs : dégradation progressive des terres, pression croissante sur les ressources naturelles, perte de biodiversité, et récurrence de phénomènes climatiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations. Ces facteurs compromettent non seulement la productivité agricole et pastorale, mais aussi la résilience des communautés rurales. Face à cette situation, le projet GEF-8 se veut une contribution significative à la restauration des paysages dégradés, à la gestion durable des terres, à la préservation de la biodiversité et au renforcement de la résilience des populations face aux risques climatiques.

L’atelier de préparation du projet (PPG) a pour objectif principal d’établir une compréhension commune entre toutes les parties prenantes, d’examiner et d’affiner la conception du projet, et de recueillir les attentes, préoccupations et contributions des acteurs. Plusieurs objectifs spécifiques ont été définis pour ces assises : présenter le projet, ses composantes et son cadre de gouvernance ; partager les expériences et bonnes pratiques en matière de restauration des écosystèmes et de développement des chaînes de valeur du bambou et des produits forestiers non ligneux ; examiner la théorie du changement et le cadre logique ; valider les axes d’intervention et les critères de ciblage territorial ; et renforcer l’engagement des parties prenantes, y compris les administrations, la société civile, les communautés locales et les partenaires techniques et financiers.

La FAO, forte de son expertise technique reconnue, a réaffirmé son engagement à fournir tout l’appui nécessaire à l’élaboration de ce projet. Une attention particulière sera accordée à l’intégration des sauvegardes environnementales et sociales, à la gestion durable de la biodiversité et à l’adaptation aux changements climatiques, conformément aux standards du FEM et aux priorités nationales. En conclusion de son allocution, M. Fidèle Kengne a exprimé sa conviction que la mobilisation collective du Gouvernement, du FEM, de la FAO et de l’ensemble des acteurs permettra de bâtir une intervention réaliste et efficace, au service de la restauration des paysages et du développement durable des régions du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun.

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