Lors d’une audience tenue le 15 Août à Yaoundé, les deux institutions ont échangé sur les violences basées sur le genre, la faible représentation des femmes dans les fédérations et l’absence d’académies sportives adaptées aux besoins des filles.
La protection des droits des jeunes filles et des femmes dans le secteur sportif était au cœur des échanges qui ont eu lieu le vendredi 15 août 2026 à Yaoundé, entre la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun et l’organisation de la société civile Global Women Emancipation in Sports. Cette audience, accordée par le Professeur James Mouangue Kobila, Président de la CDHC, a été conduite par la Commissaire Professeur Joyce Bayande Mbongo Epse Endeley, qui a tenu à saluer l’engagement remarquable de GWES en faveur du respect des droits des jeunes femmes dans le domaine sportif, tout en soulignant l’importance cruciale de l’implication de la société civile dans la promotion et la protection des droits de l’homme au Cameroun. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des partenariats entre les institutions publiques et les organisations non gouvernementales, afin de répondre de manière plus efficace aux défis qui entravent l’épanouissement des filles et des femmes dans le sport.
Prenant la parole au nom de son organisation, la Présidente de GWES, Docteur Fomum Victorine Agum, a d’abord présenté les nouveaux membres du bureau exécutif, avant d’exprimer sa profonde gratitude au Professeur Kobila pour l’accueil réservé à sa délégation. Elle a ensuite exposé le souhait de son organisation de nouer une collaboration étroite avec la CDHC, en particulier pour lutter contre les violations des droits qui touchent les enfants et les jeunes filles évoluant dans le milieu sportif. Parmi les défis majeurs soulevés par la Présidente de GWES figurent la faible représentation des femmes au sein des fédérations sportives nationales, ainsi que l’absence criante d’académies sportives qui intègrent simultanément l’éducation formelle et la santé des jeunes filles, deux facteurs qui limitent considérablement l’accès des femmes à une carrière sportive épanouissante et sécurisée. Pour remédier à cette situation, Docteur Fomum Victorine Agum a proposé la signature d’une convention formelle entre les deux institutions et sollicité un appui technique régulier de la part de la CDHC sur les questions complexes relatives aux droits de l’homme dans le sport.
En réponse à ces propositions, la Professeur Joyce Bayande Mbongo Epse Endeley a pris soin de détailler les axes prioritaires sur lesquels cette collaboration pourrait s’articuler, offrant ainsi une feuille de route claire et ambitieuse pour les actions à venir. Ces axes incluent le droit à la santé, l’égalité et la non-discrimination sous toutes leurs formes, la dignité et l’intégrité physique des sportives, la protection contre les violences basées sur le genre qui sévissent encore trop souvent dans l’environnement sportif, la participation et le leadership des femmes au sein des instances décisionnelles, le droit à un sport sûr et inclusif pour toutes, ainsi que les droits économiques et des conditions de travail décentes pour les athlètes féminines. La Commissaire a tenu à rappeler que l’expertise reconnue des Commissaires et des cadres supérieurs de la CDHC fait de cette institution un partenaire stratégique de premier plan pour les organisations de la société civile œuvrant dans ces domaines sensibles, et que la Commission est résolument engagée à accompagner toute initiative visant à améliorer la situation des femmes et des filles dans le sport camerounais.
Au terme de cette rencontre constructive, la Professeur Endeley a informé la délégation de GWES qu’elle transmettrait sans délai leur demande de partenariat au Président de la Commission, le Professeur James Mouangue Kobila, afin que celui-ci puisse examiner les modalités concrètes de mise en œuvre de cette collaboration. Au nom du Président, elle a également remis aux représentants de l’organisation un sac-cadeau contenant le compendium des déclarations de la CDHC pour l’année 2025, ainsi que divers autres supports d’information et de sensibilisation de la Commission, marquant ainsi la volonté des deux parties d’entretenir des échanges réguliers et fructueux. Cette audience, qui s’est déroulée dans une atmosphère de franche cordialité et de convergence de vues, ouvre la voie à un partenariat durable entre la CDHC et GWES, au bénéfice des jeunes filles et des femmes camerounaises qui aspirent à pratiquer le sport dans des conditions dignes, sécurisées et respectueuses de leurs droits fondamentaux.

