SOCIETE

Protection des travailleurs et avenir du travail décent: Le Cameroun prend part à la 114e Conférence Internationale du Travail à Genève

Written by Annette Olinga


Du 1er au 13 juin 2026, la ville de Genève accueille les travaux de la 114e session de la Conférence internationale du Travail (CIT), le principal forum mondial consacré aux questions du travail. Placée sous l’égide de l’Organisation internationale du Travail (OIT), cette rencontre annuelle réunit les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs des 187 États membres. La République du Cameroun y est représentée par une délégation conduite par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Monsieur Grégoire Owona, mandaté pour porter la voix du pays au sein de cette instance stratégique.

Un rendez-vous mondial au cœur des mutations du travail

La Conférence internationale du Travail constitue chaque année une occasion unique de débattre des grands enjeux qui façonnent l’avenir du monde professionnel. Au programme de cette 114e session : l’emploi, la justice sociale, la protection sociale, mais aussi les transformations accélérées des marchés du travail face aux transitions numérique, démographique et environnementale. Pendant près de deux semaines, les délégués des 187 nations membres participent à des séances plénières et à des commissions techniques, où se négocient et s’adoptent des normes internationales du travail contraignantes, ainsi que des recommandations à portée mondiale.

La délégation camerounaise engagée sur tous les fronts

Prenant pleinement part à ces travaux, la délégation conduite par Grégoire Owona interviendra aussi bien en séance plénière qu’au sein des différentes commissions techniques. L’objectif est double, selon la note d’information officielle : partager l’expérience camerounaise en matière de promotion du travail décent, de dialogue social, de sécurité et santé au travail, et de protection sociale, tout en contribuant aux réflexions internationales sur les mutations du marché de l’emploi et les nouveaux défis liés au travail.

Cette double ambition permet au Cameroun de ne pas être simple spectateur des évolutions normatives internationales, mais bien acteur de leur construction. Le pays y gagne à la fois en visibilité et en capacité d’influencer des standards qui, à terme, s’imposent à l’ensemble des États membres de l’OIT.

Une présence qui traduit l’engagement constant du gouvernement

Au-delà des échanges techniques, la présence camerounaise à Genève revêt une forte portée politique. Elle traduit, selon les termes de la note d’information, « l’engagement constant du gouvernement à promouvoir des politiques favorisant l’inclusion sociale, l’amélioration des conditions de travail et le renforcement de la protection des travailleurs, conformément aux Hautes Orientations du président de la République, Son Excellence Paul Biya ».

Cette ligne directrice se manifeste sur le plan national par des réformes législatives, des programmes de formalisation de l’économie informelle, des actions de prévention des risques professionnels et le déploiement progressif de la couverture santé universelle, dont la composante protection sociale des travailleurs constitue un pilier essentiel.

La 114e session de la Conférence internationale du Travail se poursuit jusqu’au 13 juin 2026 à Genève, dans un contexte mondial où la quête de justice sociale et de travail décent n’a jamais été aussi pressante. Le Cameroun, par la voix de son ministre Grégoire Owona, entend y inscrire sa marque et y défendre les intérêts de ses travailleurs et de ses entreprises.

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