La Commune de Bikok, dans la région du Centre, ambitionne de décrocher le label « Commune amie des enfants ». C’est dans cette perspective qu’une équipe de l’UNICEF, conduite aux côtés de Madame le Maire Crescence Ottou, a entamé ce 28 octobre 2026 une visite de terrain d’une semaine destinée à toucher du doigt les réalisations de la municipalité en faveur du bien-être des enfants et des adolescents. En choisissant d’entrer dans cette démarche, la Commune de Bikok reconnaît l’importance d’investir dans les intérêts des plus jeunes, sur un principe cardinal : « ne laisser aucun enfant derrière ».
Le centre social, première escale de la mission
La première escale de cette visite a conduit la délégation au centre social de Bikok, où Madame le Maire et les équipes de l’UNICEF sont allées à la rencontre des personnes du troisième âge. L’occasion de constater la réalité des appuis apportés aux couches vulnérables. Selon Bilounga Lucille Matilde, épouse Nguélé, inspecteur des affaires sociales au centre social de Bikok, ces soutiens se traduisent par la distribution de kits scolaires sacs, cahiers et livres – aux enfants de l’arrondissement, la construction de puits fonctionnels, l’aménagement d’aires de détente et de jeux, ainsi qu’une prise en charge nutritionnelle assurée par des cantines scolaires qui fonctionnent à merveille depuis l’année dernière.
Les personnes âgées bénéficient quant à elles d’un encadrement mensuel, chaque dernier mercredi du mois, visant à les rendre autonomes à travers des activités génératrices de revenus : élevage, champs communautaires, moulins et petits métiers. En raison de la décentralisation, l’aide et les appuis transitent par la mairie, ce qui constitue un réel coup de pouce aux actions menées sur le terrain, a-t-elle souligné. Nonobstant ces acquis, 243 enfants en situation difficile ne sont pas tous pris en charge, un défi qui reste à relever.
Un déploiement adapté aux réalités d’une vaste commune
Prenant la parole, Madame le Maire Crescence Ottou a détaillé les réalisations mises en place : dix wagons pour l’éducation, l’accès à l’école, l’alimentation, la mobilité et les loisirs des enfants de l’arrondissement, sans oublier la construction de puits et d’autres aménagements. Elle a expliqué que le déploiement est parfois plus rapide dans de petites communes que dans des territoires très vastes comme Bikok, qui compte 57 villages et 5 groupements, où la couverture homogène de l’ensemble du territoire demeure un défi. Le projet, fondé sur un concept américain soutenu par l’UNICEF, n’est pas propre au Cameroun : il est validé et mis en œuvre au niveau national. Des concours régionaux et des phases d’évaluation du mémorandum sont menés régulièrement, la première phase de deux ans ayant déjà été renouvelée. Les préparatifs vont bon train pour une prochaine mission d’évaluation du Mindevel prévue dans les prochains jours, incluant le tournage de reportages et la visite de la radio communautaire, du centre d’état civil, des cantines scolaires et du nouveau parc en cours de construction pour les enfants.
Santé, état civil et éducation : des acquis concrets
Sur le plan sanitaire, Madame le Maire a souligné le bon fonctionnement du plan sanitaire communautaire grâce à la mise en place d’agents de santé polyvalents dans chaque village. Dotés de tablettes et de kits, ces agents parcourent les foyers pour assurer le suivi des grossesses, des vaccinations et veiller à ce que les naissances aient lieu dans des structures de santé adaptées plutôt qu’auprès de matrones. Un accent particulier est mis sur la déclaration rapide des naissances, afin que les enfants obtiennent leurs actes de naissance dans un délai de 90 jours. Dans le domaine éducatif, d’importants efforts ont été fournis pour construire des écoles maternelles et des centres d’alphabétisation, notamment à Mbalmayo et Essazok, afin de scolariser tous les enfants de la commune. Concernant l’accès à l’eau potable, le plan d’action, réalisé avec le soutien de l’UNICEF et l’appui d’un agent communal motorisé, permet de contrôler régulièrement l’état des forages et d’intervenir rapidement en cas de panne.
Un dynamisme qui attire les partenaires
Le bilan dressé met en avant le travail accompli depuis 2020 pour dynamiser et rendre visible la commune de Bikok, attirant ainsi les partenaires institutionnels et les programmes d’aide au développement. Le dynamisme et les actions de Crescence Ottou ont véritablement transformé Bikok : depuis son arrivée, les choses bougent en termes de développement, et les équipes de l’UNICEF ont pu toucher du doigt le centre social, la radio communautaire, le centre d’état civil et bien d’autres réalisations. Madame le Maire déploie son relationnel au niveau national et international pour l’épanouissement des enfants et des habitants de Bikok.
Vers une labellisation méritée
Au Cameroun, le label « Commune amie des enfants » signifie une commune où les enfants sont protégés de la violence, de l’exploitation et des abus ; prennent un bon départ dans la vie et grandissent en bonne santé ; ont accès à des services sociaux de qualité ; reçoivent une éducation de qualité, inclusive et participative ; expriment leurs opinions et influencent les décisions qui les concernent ; participent à la vie familiale, culturelle et sociale ; vivent dans un environnement sûr et propre ; rencontrent des amis et disposent d’endroits pour jouer ; et ont une chance équitable dans la vie, quels que soient leurs origines, leur religion, leurs revenus, leur sexe ou leurs capacités.
L’ambition est d’obtenir des résultats avérés pour les enfants dans plusieurs domaines, d’assurer une participation significative et inclusive des enfants et de faire preuve de dévouement pour éliminer la discrimination à leur encontre. Au vu des réalisations de Madame le Maire, dont le premier mandat a métamorphosé Bikok et attiré des partenaires, la commune est résolument sur la bonne voie pour satisfaire à toutes ces conditions.

