Le Comité régional de l’enseignement privé de base du Centre s’est réuni ce 8 juillet 2026 à Yaoundé. Axée sur la modernisation du management et l’amélioration de l’offre éducative, cette rencontre stratégique a permis de dresser le bilan de l’année écoulée et de poser les jalons des prochaines assises nationales du secteur, avec un accent particulier mis sur la lutte contre les établissements clandestins, la conformité fiscale et l’application des innovations pédagogiques.
Organisés autour du thème << Management des établissements scolaires privés et améliorationde l’offre éducative : cas de la région du Centre », ces travaux ont été présidés par Simon Ghislain Etsil, Secrétaire Général des services du Gouverneur, aux côtés du Délégué régional de l’Éducation de base, Komo Esaïe Privat. Cette rencontre a constitué un tournant décisif dans la préparation des futures assises nationales. Lors de son discours d’ouverture, le représentant du Gouverneur a rappelé le rôle crucial du secteur privé, qui concentre à lui seul près de 59% des infrastructures, des élèves et des enseignants de la région. Qualifiant ce réseau de << frange la plus importante >> du système éducatif, il a réitéré l’engagement de l’État à l’accompagner, notamment à travers une lutte rigoureuse contre les établissements clandestins et une mise aux normes impérative des infrastructures scolaires.

Pour sa part, le Délégué régional de l’Éducation de base du Centre, Komo Esaïe Privat, a précisé les deux objectifs majeurs de cette rencontre : d’une part, dresser le bilan de l’année scolaire écoulée, et d’autre part, examiner les nombreux défis auxquels l’enseignement privé est confronté. Parmi ces défis, il a cité la lutte contre les établissements clandestins, la gouvernance scolaire et l’application stricte des innovations pédagogiques, avec en toile de fond le respect de la politique du livre unique. Il a également relevé les efforts continus menés tout au long de l’année avec les secrétaires à l’éducation et les délégués départementaux pour apporter des solutions concrètes à ces problèmes, et a exprimé sa gratitude envers les partenaires, notamment les médias, les promoteurs et les responsables éducatifs, pour leur accompagnement dans la mise en œuvre des politiques éducatives et dans la préparation de ces assises.
L’objectif général de ce comité était d’outiller les participants à la bonne gestion des structures scolaires, tant sur les plans administratif, pédagogique que financier. Plus spécifiquement, il s’agissait de renforcer les capacités managériales des participants sur l’acte juridique liant le personnel enseignant à l’administration, de sensibiliser les promoteurs à leurs obligations fiscales et à leur conformité en tant qu’employeurs de droit privé, et de maximiser l’accès à une pédagogie de qualité à travers des formations adaptées. Les résultats attendus de ces travaux incluent une définition claire du terme management et de ses différents types, une saine collaboration tant horizontale que verticale, une gestion financière rationalisée, une conformité fiscale et sociale résolue, une amélioration du rendement scolaire des élèves, et une offre éducative accrue.
La méthodologie du travail a été organisée autour de séances plénières, d’exposés d’experts et de travaux en ateliers. Quatre exposés ont été présentés : le premier, par le Délégué Régional du Travail, sur l’impact du non-respect du contrat de travail sur la qualité de l’offre éducative dans les écoles privées ; le deuxième, par le Chef du Centre Régional des Impôts, sur les obligations fiscales des écoles privées au Cameroun, état des lieux et défis ; le troisième, par le Chef Régional de la CNPS, sur la responsabilité sociale de l’employeur des écoles privées ; et le quatrième, par l’Inspecteur Coordonnateur des Enseignements, sur l’implémentation des nouveaux curricula et l’utilisation du livre unique. Ces exposés ont été suivis d’échanges fructueux entre les participants, avant de laisser place à quatre ateliers de travail.

Le premier atelier, présidé par le DDEB Mfoundi, a travaillé sur la définition du terme management et ses différents types, ainsi que sur la validation des fiches techniques des SEDUC Laïc, CEBEC et EPCO. Le deuxième atelier, sous la présidence du DDEB Mbam et Kim, s’est penché sur les moyens d’assurer une saine collaboration tant horizontale que verticale et a validé les fiches techniques des SEDUC Archidiocèse, Mbalmayo et Bafia. Le troisième atelier, dirigé par le DDEB Nyong et So’o, s’est consacré à l’énumération des principes de la gestion financière et des éléments de conformité sociale et fiscale, ainsi qu’à la validation des fiches techniques des SEDUC Full Gospel, Obala et Islamique. Enfin, le quatrième atelier, présidé par le DDEB Mefou et Akono, a identifié les éléments permettant d’améliorer le rendement scolaire des élèves pour une offre éducative accrue, et a validé les fiches techniques des SEDUC Eséka, EPC, Adventiste et CBC. Les travaux se sont achevés par des séances plénières de restitution, suivies de l’adoption et de la validation des recommandations et résolutions issues des ateliers, marquant ainsi une étape décisive dans la dynamique d’amélioration continue de l’enseignement privé dans la région du Centre.

